Les médicaments de l'asthme

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Les médicaments de l'asthme sont-ils dangereux ?

Les corticoïdes inhalés sont bien tolérés.

Pour de nombreuses personnes, le terme "corticoïdes" évoque une image négative. pourtant les corticoïdes inhalés ne passent quasiment pas dans la circulation sanguine (et donc ne risquent pratiquement pas de provoquer des effets sur d’autres organes que les bronches) ; d’autre part la dose du médicament est extrêmement faible comparativement à celle contenue dans les corticoïdes oraux (en comprimés). Plus important encore, les risques des corticoïdes inhalés sont nettement moindres que les risques d’un asthme sous-traité !

Quels sont les effets négatifs observés pour les corticoïdes inhalés ?

Certaines données semblent indiquer qu’à doses élevées (> 1000 µg/j) quelques enfants ont un léger retard de croissance, mais ce retard est rattrapé à l’arrêt du traitement. L’asthme chronique sous-traité risque bien plus de causer un retard de croissance que les corticoïdes inhalés.
Des petits inconvénients locaux peuvent survenir (mais rarement) comme un enrouement, une toux, une raucité de la voix, un muguet buccal. On peut facilement les prévenir en rinçant la bouche après la prise et/ou en utilisant une chambre d’inhalation.

Les Bêta2-mimétiques ont peu d’effets secondaires

Ils ne fatiguent pas le cœur ! Il n’y a pas d’accoutumance !

Ils entraînent des tremblements et parfois des palpitations qui sont sans gravité et cèdent rapidement à l’arrêt du traitement. Les effets des Bêta2-mimétiques sur le cœur sont les même qu’une course à pied. Ainsi sauf maladie cardiaque sévère, il n’y a pas de contre-indication à l’utilisation des Bêta2-mimétiques.

Il a été écrit, il y a déjà fort longtemps, qu’un surdosage de ces médicaments pouvait entraîner la mort. Ceci est faux ! Au début de l’utilisation de ces bronchodilatateurs, la composante inflammatoire de la crise était négligée. De sorte qu’en cas de crise sévère, le calibre des bronches se réduisait inexorablement du fait de l’inflammation alors que les muscles des bronches étaient parfaitement relâchés. Ainsi le décès n’était pas dû à l’utilisation du bronchodilatateur, mais à l’absence de traitement approprié de l’inflammation bronchique.

En pratique :

Il ne faut pas, sans vérification, s’attacher à des croyances anciennes. Il faut en discuter avec son médecin en toute sérénité, et s’informer auprès de lui des avantages et des inconvénients des médicaments qui seront prescrits.

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Dernière modification : 03 janvier 2011

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