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Anaïs est une petite fille de 3 ans. Elle accompagne ses parents à un repas
chez des amis. Au cours de l’apéritif elle se met brutalement à rougir, ses
lèvres gonflent, elle tousse, sa respiration devient difficile. Son apathie va
rapidement inquiéter l’entourage. Fort heureusement Anaïs est connue pour être
allergique à la cacahuète et sa maman a amené sa trousse de secours. Elle reçoit
une injection d’adrénaline et son état s’améliore dans les minutes qui
suivent. Anaïs est alors amenée à l’hôpital. En arrivant aux urgences les
symptômes réapparaissent et Anaïs est de nouveau traitée par Adrénaline.
Qu’est-ce qu’un choc anaphylactique ?
Le choc anaphylactique est une réaction allergique brutale et très dangereuse. C'est une urgence médicale absolue. Il faut donc apprendre à le reconnaître dès son amorce pour le traiter avant qu'il ne mette l'enfant en danger. Le choc anaphylactique résulte de l'activation des Immunoglobuline E présentes sur les basophiles et les mastocytes entraînant une libération explosive des médiateurs. La conséquence de cette libération est une insuffisance circulatoire aiguë ou suraiguë, éventuellement associée à des signes respiratoires, cutanés et digestifs. Comment reconnaître un
choc anaphylactique ?
La rapidité d'évolution et la
gravité d'un choc varient très largement d'un enfant à l'autre. Les indices
d'un début de choc doivent être détectés rapidement car l'évolution peut être
foudroyante : démangeaisons diffuses, sensations de picotement, goût métallique
dans la bouche. Mais également urticaire généralisée, oedème de Quincke (oedème de la glotte qui entraîne une asphyxie),
sensation de chaleur, écoulement nasal, larmoiement, picotements de la gorge,
toux, essoufflement, sifflements respiratoires, nausées, vomissements, diarrhée. Le choc lui même est caractérisé
par un malaise intense : l'enfant est très pâle, il a des sueurs froides. En général
il n’y a pas de perte de connaissance mais un arrêt circulatoire peut suivre
rapidement. Certaines personnes ont une réaction,
puis les symptômes disparaissent pour réapparaître
deux ou trois heures plus tard. C’est ce qu’on appelle une réaction
bi-phasique : il y a deux vagues successives de symptômes. Ces réactions apparaissent entre quelques minutes et deux heures après l'exposition à l'allergène en cause. Les substances qui sont le plus fréquemment à l'origine d'anaphylaxie sont :
Comment traiter un choc
anaphylactique ?
Si l'enfant est inconscient il faut
l'allonger sur le dos, placer la tête en position basse
(pour que le sang continue d'irriguer le cerveau)
tournée sur le côté, le cou en
extension.Le seul médicament efficace est l'adrénaline. Le confort d'utilisation de l'Anapen explique son succès. Pour accéder à la page des conseils d'utilisation de l'Anapen cliquez sur l'image : Les bronchodilatateurs (Ventoline, Bricanyl…) sont nécessaires en cas de bronchospasme résistant à l'adrénaline. Un arrêt respiratoire peut exiger un bouche à bouche en attendant l'arrivée du SAMU. Un arrêt circulatoire peut exiger un massage cardiaque en attendant l'arrivée du SAMU. L'efficacité de la cortisone (Celestene, Cortancyl, Solupred) au cours du choc anaphylactique est douteuse. Dans tous les cas, le SAMU 15 (ou 112 sur un portable) doit être appelé le plus rapidement possible. Même si l'enfant allergique semble aller parfaitement bien après
la première injection d’adrénaline il faut se rendre à l’hôpital et y
rester 4 à 6 heures pour être certain d’être traité rapidement en cas de réaction
bi-phasique.
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Dernière modification : 03 janvier 2011Avertissement aux visiteurs : Aucune suite ne sera donnée aux messages demandant un diagnostic ou une conduite à tenir face à certains symptômes. En cas de problème, consulter un médecin est la seule attitude à adopter. Pour toute aide ou assistance complémentaire en cas de maladie grave et/ou rare, renseignez vous auprès de votre médecin. Copyright © 2002 Luc Réfabert. Tous droits réservés > |