La rhinite allergique se manifeste par des éternuements en salve, un écoulement nasal clair, des démangeaisons nasales ou des conduits auditifs et parfois une obstruction nasale. La diminution ou la disparition de l'odorat sont inconstantes et les enfants ne s'en plaignent que rarement. Les symptômes apparaissent à certaines périodes de l'année en fonction des saisons et de la région et sont étroitement liés à la quantité d'allergènes présents dans l'environnement. Une rhinite peut être saisonnière ou périodique, comme la rhinite pollinique (ou "rhume des foins"). Les rhinites per-annuelles sont dues aux pneumallergènes permanents de l'environnement domestiques : acariens, poils d'animaux, moisissures, blattes… En cas de rhinite allergique aux pollens, aux acariens et aux poils d'animaux, les enfants ont souvent une conjonctivite allergique associée. A long terme, la rhinite allergique ne disparaît que dans 10% des cas. L'asthme survient ultérieurement chez 20% des patients, plus souvent chez ceux qui ont une rhinite per-annuelle que chez ceux qui ont une rhinite pollinique. Les allergies polliniquesLes traitements des rhinitesL'évictionLorsqu'elle est possible, l'éviction allergénique est la première mesure à prendre contre les maladies allergiques. Dans certains cas, comme dans l'allergie aux poils d'animaux, l'allergène en cause peut être totalement éliminé de l'environnement de l'enfant et la rhinite est "guérie". Mais dans la plupart des cas, l'allergène en cause ne peut être totalement éliminé (acariens, pollens, moisissures…). Toutefois, diminuer l'exposition au risque allergique est toujours très utile dans le traitement de la rhinite allergique. voir les dossiers sur l'éviction des acariens, des pollens, des moisissures, des animaux, des blattes Les médicamentsLe consensus ARIA recommande de classer les rhinites allergiques en fonction de la durée des symptômes et de l'intensité des symptômes associés. Selon la durée, on distingue les rhinites intermittentes (symptômes moins de 4 jours par semaines et moins de 4 semaines par an) et les rhinites persistantes (symptômes plus de 4 jours par semaines et plus de 4 semaines par an). Selon l’intensité des symptômes, on décrit les formes légères (sommeil normal, pas de perturbation des activités quotidiennes, professionnelles ou scolaires, absence de symptôme gênant) et les formes modérées à sévères (troubles du sommeil, retentissement sur une ou plusieurs activités quotidiennes, altération de la qualité de vie. Le croisement de ces données permet d’obtenir un classement en 4 stades, qui représentent autant de palier thérapeutique. 1. Léger intermittent : antihistaminique oral ou local 2. Modéré à sévère intermittent : corticoïde nasal à réévaluer après 4 semaines de traitement, désensibilisation à discuter en fonction de la sévérité et de l’évolution sous traitement 3. Leger persistant : corticoïde nasal à réévaluer après 4 semaines de traitement, désensibilisation à discuter en fonction de la sévérité et de l’évolution sous traitement 4. Modéré à sévère persistant : a. Corticoïde nasal en première intention b. En cas d’obstruction nasale importante : corticoïde per os en cure courte c. Si persistance après 2 à 4 semaines : association antihistaminique oral + bromure d’ipratropium d. désensibilisation à discuter en fonction de la sévérité et de l’évolution sous traitement
La désensibilisation : cf dossier spécifique
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Dernière modification : 03 janvier 2011Avertissement aux visiteurs : Aucune suite ne sera donnée aux messages demandant un diagnostic ou une conduite à tenir face à certains symptômes. En cas de problème, consulter un médecin est la seule attitude à adopter. Pour toute aide ou assistance complémentaire en cas de maladie grave et/ou rare, renseignez vous auprès de votre médecin. Copyright © 2002 Luc Réfabert. Tous droits réservés > |