La dermatite atopique, appelé également eczéma est fréquente (15 à 20 % des enfants en Europe du nord) et son incidence à doubler en 30 ans : elle était de 4 % en 1960. Fréquente chez le nourrisson elle apparait dans 50 % avant 6 mois. Son amélioration spontanée est possible mais incertaine. Pourquoi la dermatite atopique ?La sécheresse de la peau atopique la rend sensible et irritable. De plus, un déséquilibre génétique de l’immunité favorise les réactions inflammatoires en réaction à des facteurs de l’environnement. La peau est normalement protégée par une fine couche d’eau et de lipides (acides gras essentiels) et céramides) : ces derniers empêchent le desséchement de la peau par évaporation en formant des « rivets » entre les cellules cutanées de surface. Il existe dans l’atopie, un défaut constitutionnel de production de ces lipides protecteurs. Ceci induit une sécheresse (variable et inconfortable), une fragilité au contact prolongé de l’eau, et un défaut de protection vis-à-vis des contacts irritants ou allergisants. Quelles sont les caractéristiques de l’eczéma ?Les plaques rouges démangent et évoluent par poussées en 4 phases : rougeur, microvésicules (bulles minuscules) peu visibles, suintement puis desquamation (peau qui pèle). Critères majeurs : démangeaison, chronicité, évolution par poussée, localisation aux joues, plis des coudes et des genoux, terrain familial ou personnel d’atopie Critères mineurs : sécheresse cutanée, plaques de sécheresse (ou dartres), repli sous les paupières, pâleur du visage, accentuation de plis des paumes, démangeaison à la transpiration et au contact de la laine, tests d’allergie positifs. L’aspect peut être différent selon l’âge :Le nourrisson : l’eczéma touche les joues et le front avec un début d’atteinte des plis (cou, membres). Les zones protégées (fesses) sont épargnées Après 2 ans : l’eczéma touche davantage les plis des membres (coudes, genoux) et les zones de friction (mains, poignets, chevilles). Comment traiter un eczéma ?L’objectif du traitement est de faire disparaitre les lésions, de diminuer la démangeaison et de prévenir les poussées Les dermocorticoïdes sont le traitement de référence :Leur niveau d’activité (évalué de 1 à 4 selon leur effet anti rougeur) : les niveaux 4 (faible) et 3 (modéré) sont adaptés à la peau mince (visage, paupières, enfant), le niveau 2 (fort) pour les eczémas plus sévères et le niveau 1 (très fort) est réservé aux lésions lichénifiées (cartonnées) de l’adulte. La quantité appliquée : il faut se conformer à la prescription médicale. Le risque est négligeable si l’usage est mesuré. L’unité « phalangienne » (longueur de crème étalée sur une phalange) est une mesure évitant la surconsommation. Une quantité de 15 à 30 g par mois est acceptable pour l’enfant de moins de 2 ans. C’est sur la zone rouge qu’il faut appliquer le dermocorticoïde, une fois par jour, en recouvrant toute la zone atteinte. Traitement précoce et jusqu’à disparition des lésions (2 à 7 jours). La corticothérapie locale n’a rien à voire avec une corticothérapie par voie générale. Ils ne provoquent aucune accoutumance, ils ne provoquent ni aggravent un asthme. Les autres traitements topiques (tacrolimus, immunosuppresseurs).Leur prescription est réservée aux dermatologues et aux pédiatres. Ces traitements d’exception sont indiqués en cas d’échec ou d’intolérance aux corticoïdes locaux. Diminuer la démangeaisonpar l’utilisation de médicaments anti histaminiques et/ou de crèmes hydratantes. Prévention des poussées
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Dernière modification : 03 janvier 2011Avertissement aux visiteurs : Aucune suite ne sera donnée aux messages demandant un diagnostic ou une conduite à tenir face à certains symptômes. En cas de problème, consulter un médecin est la seule attitude à adopter. Pour toute aide ou assistance complémentaire en cas de maladie grave et/ou rare, renseignez vous auprès de votre médecin. Copyright © 2002 Luc Réfabert. Tous droits réservés > |