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L’enfant et sa famille doivent
savoir faire face à une crise d’asthme qui commence, la
contrôler en restant à leur domicile et reconnaître
précocement les signes d’une crise qui devra être
traitée en milieu hospitalier.
Trois critères peuvent permettre
d’évaluer la sévérité d’une
crise :
L’intensité de la gêne
respiratoire est évaluée selon deux indicateurs : la
possibilité de dire une phrase sans reprendre son souffle
et la possibilité de faire des exercices physiques. Chez le
nourrisson, un des seuls efforts physiques est l’allaitement. Un
nourrisson qui peut prendre son biberon sans fatigue n’a pas de
gêne respiratoire importante.
La réponse au traitement
bronchodilatateur est évaluée en fonction de la
gêne respiratoire et du chiffre de débit expiratoire
de pointe lorsqu’il est mesurable. Une crise est
sévère lorsque le bronchodilatateur ne permet pas
d’améliorer la gêne respiratoire et/ou le
débit expiratoire de pointe.
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Crise légère ou modérée (tous les signes sont présents)
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Le DEP est supérieur à 50 %
de la valeur théorique ou du maximum personnel et passe rapidement
au-dessus de 80% après bronchodilatateur et :
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 | La toux, les sifflements ou la gêne
respiratoire sont présents au cours de l’activité mais pas lors
du repos. Le sommeil n’est pas ou peu perturbé. Les
bronchodilatateurs soulagent bien.
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Si plusieurs prises de bronchodilatateurs ont
été nécessaires dans la journée, poursuivre 2 bouffées de sprays
ou 1 dose de poudre 3 à 4 fois par jour, jusqu’à 4 jours après la
disparition des signes respiratoires.
Si malgré la prise de bronchodilatateurs la
gêne respiratoire ne se calme pas ou s’aggrave, il faut suivre les
consignes de la crise sévère.
En cas de doute, ne pas
hésiter à faire appel à un médecin.
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Crise sévère (1 seul signe suffit)
 | Absence d’amélioration ou aggravation
de la gêne respiratoire après la prise de bronchodilatateur.
 | La gêne respiratoire est
présente au repos.
 | Impossibilité de faire
une phrase complète sans reprendre sa
respiration.
 | Chez le nourrisson :
impossibilité de prendre son biberon sans
reprendre sa respiration.
 | Le DEP est inférieur ou
égal à 50 % de la valeur théorique
ou du maximum personnel et ne passe pas très
rapidement au-dessus de 80% après
bronchodilatateur.
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Faire
immédiatement appel à un
médecin.
En
attendant son arrivée, répéter la
prise de bronchodilatateur toutes les 5 à 10 minutes et
prendre 2 milligrammes par kilo de poids de
predniso(lo)ne (ou équivalent).
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Crise très
sévère (1 seul signe suffit)
 | Le DEP est inférieur ou
égal à 33 % de la valeur théorique
ou du maximum personnel et ne passe pas très
rapidement au-dessus de 80% après
bronchodilatateur
 | Les lèvres sont
bleues
 | Les idées s’embrouillent
 | Transpiration au repos
 | Épuisement,
impossibilité de se lever
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Faire
immédiatement appel au SAMU (appeler le 15, 112
sur téléphone portable)
En attendant son arrivée répéter en permanence
la prise de bronchodilatateur par voie respiratoire (il faut alors
privilégier les sprays avec une chambre d’inhalation ou les
nébulisations), si possible associer l’injection sous-cutanée de
bronchodilatateur, et prendre 2 milligrammes par kilo de poids de predniso(lo)ne (ou équivalent).
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