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Grace à l’information, les connaissances des enseignants sur l’asthme et les allergies se sont améliorées durant ces dernières années, mais elles sont encore insuffisantes : 70 % des enseignants reconnaissent avoir eu dans leurs classes des enfants asthmatiques et 50 % ont assisté à une crise d’asthme plus ou moins alarmante, mais bien souvent, ces enseignants n’avaient pas été prévenus de l’asthme de l’enfant ou n’avaient pas été informés des mesures à prendre. Deux situations méritent d’être envisagées : la crise inopinée et les activités sportives. La crise inopinéeLes problèmes posés par la survenue d’une crise à l’école sont à la fois d’ordre diagnostique, reconnaitre la crise et en apprécier la gravité potentielle, et d’ordre thérapeutique : en premier lieu savoir administrer sans retard un traitement par bêta2adrénergique de courte durée d’action. Les allergènes à l’école sont multiples, acariens, moisissures, allergènes contenus dans la poussière importés par les élèves ou les enseignants (chat, hamster, cobaye, lapin, chien…) sans oublier la possibilité de crise par un contact allergénique lors d’une classe verte. Le projet d’accueil individualisé (PAI) mis en place il y a une dizaine d’année et dont la dernière circulaire a été publiée en 1999, donne la possibilité à l’enfant de prendre ses médicaments en cas d’urgence, et précise les signes d’appel, les symptômes visibles à identifier, les mesures à prendre, les coordonnées du médecin référent et les numéros d’urgence. Pour les enfants ayant un traitement de fond médicamenteux la vraie prévention de la crise repose sur la régularité du traitement et sur la normalité ou la normalisation de la fonction respiratoire. C’est toute la prise en charge qui doit être remise en cause lorsque survient une crise à l’école. Le sportLes cours d’éducation physique et sportives font partie intégrante de la scolarité, mais le sport dépasse ce cadre, car sa pratique est largement extrascolaire. Le sport permet à l’enfant, qu’il soit asthmatique ou non, une valorisation personnelle, relationnelle et sociale. Chez l’asthmatique l’activité sportive devrait être considérée beaucoup plus que comme une simple distraction. Cependant, aujourd’hui encore, nombreux sont les enfants asthmatiques qui sont dispensés de sport à cause d’un asthme à l’effort. L’asthme d’effort, ou asthme induit par l’exercice se caractérise par une dyspnée, une toux, une oppression respiratoire et des sifflements qui surviennent habituellement 5 à 10 minutes après un exercice physique intense. On peut également l’observer pendant l’exercice physique. Spontanément elle est maximale dans les 15 minutes qui suivent la fin de l’exercice et disparaitra dans l’heure. La prévention de l’asthme d’effort est capitale pour éviter que l’enfant ne se détourne progressivement des activités sportives. Cette prévention passe par la reconnaissance des sports les plus asthmogènes, l’échauffement musculaire, l’utilisation d’un traitement préventif et si besoin un programme médicalement contrôlé et suivi de réentrainement à l’effort.
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Dernière modification : 03 janvier 2011Avertissement aux visiteurs : Aucune suite ne sera donnée aux messages demandant un diagnostic ou une conduite à tenir face à certains symptômes. En cas de problème, consulter un médecin est la seule attitude à adopter. Pour toute aide ou assistance complémentaire en cas de maladie grave et/ou rare, renseignez vous auprès de votre médecin. Copyright © 2002 Luc Réfabert. Tous droits réservés > |