Les facteurs déclenchants des crises d'asthme :

les allergies respiratoires :

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La pollinose ou rhinite pollinique, improprement appelée "catarrhus aestivalus" (catarrhe d'été) par John bostock en 1819 puis "hay fever" Charles Harrison Blackey (1820-1900) est le prototype des maladie IgE-dépendantes. Pour l'époque, ces deux auteurs Anglais ont décrit le "rhume des foins" de façon remarquable, probablement parce qu'ils en étaitent eux-mêmes atteints.

La rhinite pollinique est très fréquente, touchant 5 à 50 % de la population générale, selon la tranche d'âge et les pays considérés. Chez les adolescents de 13-14 ans, la prévalence du rhume des foins va de 2,3 % en Albanie à 43% à Perth en Australie. En France, à cet âge, elle se situe à 11% à Marseille et 27 % à Montpellier.

A partir de quel âge devient-on allergique aux pollens ?

Les symptômes de la pollinose débutent le plus souvent après l’âge de 10 ans, à l’adolescence. Toutefois, les allergies polliniques apparaissent de plus en plus précocement, entre 5 et 10 ans, et même avant 5 ans, parfois dans le cadre du syndrome des allergies multiples.

Pour un enfant le risque allergique est celui de la population générale (entre 15 et 20%) si aucun membre de sa famille  n'est allergique. Il passe à 33-48% lorsqu'un des parents dest allergique, à 50-60 % si les deux parents sont allergiques et 70-80% s'ils souffrent de la même allergie, par exemple une pollinose.

Qu’est-ce qu’un pollen ?

Les pollens sont des grains microscopiques produits et libérés par les anthères des plantes qui arrivent à maturité. Ils permettent la fécondation de l’organe femelle de la fleur, ce qui lui permettra de germer. Pour assurer la fécondation des plantes femelles les pollens transportés par le vent (pollens anémophiles) ou par des insectes comme les abeilles et les bourdons (plantes entomophiles). Ils mesurent en général de 20 à 60 micron. En raison de leur calibre, la majeure partie des pollens est concentrée dans les voies aériennes supérieures, principalement le nez, et se dépose sur la surface oculaire.

 Pour provoquer une réaction allergique, il faut :

• Que le pollen d´arbre ou herbacée soit émis en grande quantité. C´est le cas des plantes anémophiles graminées, ambroisies, cyprès, bouleau. Les pollens de plantes entomophiles comme le mimosa (reproduction et transport par les insectes) peuvent provoquer des réactions de voisinage.
• Qu´il soit de petite taille. Les grains de pollen resteront d´autant plus longtemps dans l´atmosphère, et pourront parcourir de plus grandes distances qu´ils sont petits et légers. Pour cette raison on trouvera les pollens allergisants aussi bien dans les villes qu´à la campagne.
• Qu´il ait un fort pouvoir allergisant. Il faut qu´il puisse libérer ses particules protéiques responsables de la sensibilisation.

Principaux pollens allergisants

Tous les pollens ne sont pas allergisants. Pour provoquer des symptômes d´allergie, il est indispensable que les grains des pollens arrivent sur les muqueuses respiratoires de l´homme. Seules les plantes anémophiles disséminent les grains de pollens par le vent ; alors que les plantes entomophiles nécessitent l´intervention d´un insecte pour assurer leur fécondation en transférant le pollen de la fleur mâle d´origine à la fleur femelle réceptrice.

• Les pollens allergisants sont émis par des plantes (arbres et herbacées) anémophiles.
• Pour être allergisants, un grain de pollen doit disposer de substances (protéines ou glycoprotéines) reconnues comme immunologiquement néfastes pour un individu donné.

Tableau comparatif

Arbres Potentiel Arbres Potentiel
Cyprès
5
Platane
3
Noisetier
3
Mûrier
2
Aulne
4
Hêtre
2
Peuplier
2
Chêne
4
Orme
1
Pin
0
Saule
3
Olivier
3
Frêne
4
Tilleul
3
Charme
3
Châtaignier
2
Bouleau
5
   

 

Herbacées
Potentiel
Herbacées
Potentiel
Oseille
2
Ortie
1
Graminées
5
Chenopode
3
Plantain
3
Armoise
4
Pariétaire
4
Ambroisie
5
Potentiel allergisant de 0 = nul à 5 = très fort

Reconnaitre les arbres : télécharger le poster du RNSA sur les arbres

Quelle est la saison pollinique ?

Les premiers pollens qui apparaissent dès la fin décembre ou le début de janvier sont ceux des arbres : cyprès genévriers (sud et sud-est), bouleau, aulnes (nord-est).

La grande saison des pollens de graminées (phléole, dactyle, ivraie, fétuque, houque laineuse ...) commence en avril pour atteindre un maximum de mai à fin juin et se termine fin septembre. En montagne, la pollinisation est plus tardive, plus courte mais tout aussi intense qu’en plaine. Il existe un décalage d’un mois entre le Nord et le Sud et il existe des variations d’une année sur l’autre selon les conditions climatiques.

Vous trouverez les chiffres de pollens de votre région sur le site du RNSA (réseau national de surveillance aérobiologique : http://www.rnsa.asso.fr/)

Comment se manifeste une pollinose ?

La rhinite allergique saisonnière : éternuements en salve, nez qui coule, démangeaisons nasales, nez bouché.

La conjonctivite allergique saisonnière : yeux rouges qui piquent, sensation de sable dans les yeux, larmoiement. Il existe parfois un oedeme palpébral et un chémosis.

Les petits pollens, qui peuvent pénétrer jusque dans les bronches, peuvent provoquer des crises d´asthmes.

Œdème et urticaire sont plus rares. Il faut tenir compte de la saison, de la météo. Toutes ces réactions sont améliorées par la pluie et aggravées par le vent. Elles sont plus importantes à l´extérieur qu´à l´intérieur.

Ces symptômes retentissent gravement sur la qualité de vie, les activités récréatives, les performances au travail, ce d'autant que la saison pollinique est également celle des examens (et concours) de fin d'année.

En raison de l'allergénicité croisée entre les divers végétaux (voir les chapitres sur les allergènes et les allergies croisées) un grand nombre de réactions croisées ont été décrites : "bouleau-pomme", "armoise-celeri" et évidemment les réactions croisées entre les diverses graminées fourragères et céréalières. Le plus souvent la pollinose précède l'allergie alimentaire.

Syndrome "bouleau-pomme" : 50 à 70 % des allergiques au pollen de bouleau sont sensibilisés aux fruits et aux légumes de la famille des rosacées (pomme, cerise, pêche, abricots) et des bétulacées (noisette).

Syndrome céleri-armoise : 50% des allergiques aux composés (armoise et ambroisie) ont une sensibilisation au céleri. Les symptômes de l’allergie au céleri sont souvent sévères.

Allergie croisée entre arachide et autre légumineuses : lentille, lupin, pois, soja.

Arachide et fruits à coque : amande, noix, noix exotiques, noisette

Latex et autres végétaux : kiwi, châtaigne, noix, banane, mandarine, melon, cerise, raisin..

Autres syndromes : « bouleau, armoise et céleri », « bouleau et kiwi », « pollens de graminées et tomate », « ambroisie melon et banane », « pollens et miel », etc…

Voir aussi le dossier sur les allergies croisées

Traitement : cf dossier sur le traitement de la rhinite allegique

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Dernière modification : 03 janvier 2011

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