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les allergies respiratoires :

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L’allergie aux blattes a tardé à être reconnue, comparée à l’allergie à d’autres insectes comme les hyménoptères connue depuis l’Antiquité. Elle a longtemps été confondue avec l’allergie à la poussière de maison : les allergènes blattes pouvant être un constituant majeur de la poussière de maison. De nombreux travaux ont montré que les blattes sont responsables d’asthme sévère aux USA.

Epidémiologie

La prévalence de la sensibilisation aux blattes parmi les patients souffrant d’asthme et/ou de rhinite allergique varie de 3 à 25 % en Europe et de 19 à 80% aux USA. En Extrême-Orient elle varie de 18 à 77 %. La prévalence est plus élevée dans les villes urbanisées, à forte population vivant dans un habitat collectif et ne bénéficiant pas d’un entretien régulier de désinsectisation.

Ecologie des blattes

Les blattes sont des insectes très anciens apparus au carbonifère et leur aspect a peu changé depuis 320 millions d’années. Elles ont résistés à toutes les catastrophes naturelles et font partie de rares espèces qui survivraient à un accident nucléaire. Il existe plus de 3500 espèces, surtout tropicales. Une cinquantaine d’espèces sont des parasites de l’habitat de l’homme, en particulier 3 espèces : la blatte américaine, la blatte orientale et la blatte germanique. De petite taille cette dernière est cosmopolite. Elle se multiplie très rapidement ce qui accroit le risque de sensibilisation. Un couple peut donner naissance à 10.000 descendants en une année. En France on trouve la blatte germanique partout. La blatte américaine, cosmopolite, de taille plus grande, peut voler. Elle aime la chaleur et l’humidité et se voit beaucoup dans le sud de la France et aux Antilles (ravets). La blatte orientale de taille intermédiaire ne vole pas.

Les 3 espèces trouvent leur biotope dans les habitations collectives où la chaleur, l’humidité et la disponibilité de nourriture sont les conditions nécessaires à leur vie et leur multiplication rapide. Les blattes vivent en groupe et ont une activité nocturne. Le jour, elles se cachent dans les fentes, canalisations et appareils électroménagers. Elles sont omnivores. C’est dans la cuisine, où elles trouvent leur nourriture, que la concentration d’allergène blatte est la plus élevée. En fait le fait d’habiter un immeuble de plus de 3 étages constitue un facteur de risque d’allergie aux blattes. Les blattes parasitent aussi les commerces : boulangeries, restaurants, entrepôts, etc.

Les synonymes de blattes

Cafard

Cancrelat

Meunier

Papin

Ravet (Antilles)

Coquerelle (canada)

Cockroach en anglais qui dérive de l’espagnol cucaracha

Diagnostic de l’allergie aux blattes

Le diagnostic repose sur les tests cutanés avec un extrait de corps total de blattes. L’extrait de blatte germanique est suffisant pour réaliser le prick-test, quelque soit le type de blatte présent chez le sujet. Le test peut être confirmé par le dosage des IgE –spécifiques anti-blattes.

Outre la possibilité d’une sensibilisation simultanée aux blattes et aux acariens domestiques, il existe des réactions croisées entre ces deux sources d’allergènes. L’allergène commun responsable est une tropomyosine (Der p 10/Der f 10 des acariens) également impliquée dans les réactions croisées avec la crevette (Pen a  1). Aucun allergène recombinant pour la blatte n’est disponible en routine.

Comment lutter contre les blattes

Seules les mesures collectives de désinsectisation sont susceptibles d’être efficaces. Il est recommandé de faire appel à une entreprise spécialisée pour traiter tout l’immeuble. L’éradication des blattes repose sur les traitement chimiques (désinsectants chimiques) et des mesures d’hygiènes : privation de nourriture par nettoyage quotidien de la cuisine et l’aspiration des miettes, vaisselle tous les soirs, vidage de la poubelle tous les jours et ne pas laisser de nourriture accessible dans les placards. L’immunothérapie spécifique existe mais il n’y a pas suffisamment de preuve de son efficacité.

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Dernière modification : 03 janvier 2011

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